Le carton de tapisserie est outil indispensable pour tisser. Il est le guide qui permet au lissier de réaliser ses formes. Il se place sous la chaine lors du tissage. Le rôle d’interprète du lissier lui permet à la fois de suivre et de trahir le carton pour monter les formes qui donneront une oeuvre harmonieuse.

L’histoire des cartons est longue, et je ne dirai que quelques mots à son sujet. Les cartons sont aujourd’hui tirés d’oeuvres picturales, qu’il s’agisse de peinture, de photo ou de collage. Les cartons sont donc un intermédiaire entre l’oeuvre première et la tapisserie, un élément de transition où l’écriture tapisserie fait son apparition. Mais entre le XVIIIème et le XIXème siècle, ils existaient en tant qu’outil premier, la tapisserie étant un produit de consommation à l’usage de l’artistocatie et de la bourgeoisie, et non pas un oeuvre d’art unique comme aujourd’hui.

Le carton, c’est une peinture à la gouache qui contient les caractéristiques de l’écriture tapisserie. Mais il peut être aussi un carton neutre, sans couleurs, qui contient un certain nombre de numéro correspondant à ces couleurs.

Il peut également contenir les couleurs. Dans le cas de l’oeuvre de Régine Graille, elle est à l’origine de l’oeuvre initiale et du carton. Dans les photos qui suivent, on peut observer le carton et le tissage qui en découle.

Voici quelques détails, du passage de la gouache à la laine.

Le carton peint est un véritable travail de peinture. Plus il est précis, plus il aide le lissier lors du tissage de l’oeuvre. S’il était un outil sans grande valeur pécuniaire, il devient une oeuvre à part entière depuis le XXème siècle.

Les images suivantes montrent le passage de la maquette (oeuvre initiale) à la tapisserie.

Cité Internationale de la Tapisserie d’Aubusson


Laisser un commentaire