Le terme d’accumulation est importante dans toutes mes productions. On le retrouve dans les premières peintures avec des accumulations de cubes ou de pierres au premier plan. Une sorte de trop-plein.

Dans ce projet, que je n’ai pas vraiment encore nommé, je voulais tisser les accumulations d’une existence. Toutes ces choses auxquelles on donne de l’importance et qui n’en ont aucune. Comme un tableau de chasse de ces « trucs ».

Accumulation… en cours

Pas de carton

Pour ce projet, je n’ai pas vraiment fait de carton, mais une sorte de carte en mettant sur le sol les objets sur un fond blanc, de manière à savoir dans quel ordre il faudrait que je place les pièces.

J’en avais fait une photo, de manière à la conserver en mémoire, et le jour venu, j’ai monté une chaine d’un calibre relativement épais, puis j’ai tout repositionné sur une feuille blanche pour prendre les pièces les unes après les autres.

Travail préparatoire avant tissage

Pour tisser tout ce bazar, il faut bien trouver des moyens de tout fixer, parce que tout ne passe pas entre les fils de chaine. La plupart du temps, j’ai utilisé un fil de coton fin pour bloquer l’objet dans le tissage. Comme le tissu de tapisserie est bien tassé, tout est coincé et rien ne bouge.

Pour l’esthétique, on verra plus tard

Ce projet n’est pas très beau, il est vrai. Mais ce n’est pas vraiment l’objet non plus de ce projet. L’idée est un propos avant tout, une sorte de tableau de chasse, et je voulais tenter l’expérience d’intégrer des objets dans un tissage. J’aimerais beaucoup retenter ce genre de projet avec d’autres objets, peut-être plus précieux cette fois-ci.

Dans les étapes suivantes, je voudrais intégrer des fleurs en plastiques issues de composition artificielle pour les cimetières. Cette accumulation qui condamne à la non-vie.

La sagesse n’est-elle pas le dénuement ?


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