Cette tapisserie commencée il y a quelques mois est enfin tombée du cadre à tisser. Elle mesure 53 cm de haut par quelques 49 cm de large.

Comme on peut le voir, cette tapisserie sur fond blanc contient un certain nombre d’objets trouvés dans une ressourcerie. Ces endroits, un peu comme Emmaüs, sont des lieux où se retrouvent les objets dont on ne veut plus, et majoritairement, les objets de ceux qui ne vivent plus.

Un petit paquet d’objets, donc, retrouvé là par hasard, sans vraiment que s’en soit un, je n’y crois pas vraiment. Une rencontre donc, dirons-nous, à l’origine d’un propos sur le sens de la vie et sa vacuité.

Une métaphysique

De fait, les objets qui restent sont parfois ceux qui racontent le plus une personne. Les accumulations font sens en ce qu’elles se recoupent. Le tout vaut mieux que les parties, et l’histoire se dégage des ces objets abandonnés. Ces choses que l’on garde près de soi en leur accordant une valeur si grande qu’il y a quelque chose d’un peu absurde. Car que reste-t-il au bout du compte ? Quelques objets dont le seul lien était celui ou celle qui veillait dessus. Un témoignage perdu.

Le bonheur est dans le tissage

Et au final, ça donne un tissage plutôt cool. J’ai bien aimé me confronter au chalenge d’intégrer des pièces sans que ça ne se voit trop, et surtout, sans que le tissu ne soit trop déformé.

Le fond blanc, tout dans la simplicité pour ne pas perturber le propos. Un fil synthétique pour de la brillance, afin d’enrichir la surface de réflexion. Dans tous les sens du terme.

Je pense que ce tissage est le début d’une série où je souhaite intégrer de la matière de façon plus audacieuse. Affaire à suivre !

Merci à Matthieu Bussereau pour les images.


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