Des trucs et des bidules

Cette tapisserie, intitulée la pêche, m’est venue d’après ce filet en crochet qui rappelait tellement un filet de pêche. J’ai eu envie de le faire courir sur un fond légèrement ombré pour rappeler le volume de la pièce.

L’ensemble de la tapisserie comporte des éléments liés à la pêche comme des hameçons, du fil transparent, des flotteurs et quelques éléments qui rappèlent une certaines prise de position…

La pêche

Oups, I did it again…

Ce qu’il y a d’étonnant dans la création, c’est de voir l’oeuvre naître sous ses doigts. Finalement, c’est presque comme si elle naissait et prenait vie de son propre chef, sans qu’on ait vraiment pris une quelconque décision à son sujet. Cela me rappelle toujours le texte d’Alain, dans Système des Beaux-Arts où il explique la différence entre l’art et l’artisanat. Dans l’art, il n’y a pas de projet et tout naît pendant que l’artiste fait. Il est témoin à son tour de la naissance de son oeuvre.

Et comme par hasard, la mienne est engagée… dans cette tapisserie, je ne suis pas sûre qu’on puisse trouver une quelconque apologie de la pêche… le rouge du sang, l’accumulation de choses qui finissent par ressembler plus à une accumulation de déchets… toujours plus, toujours plus…

Une lecture alternative

Mais on peut y lire une allégorie. De démêler les difficultés de l’existence, de discerner les chemins dangereux des sentiers paisibles. Les hameçons, autant de pièges à éviter : illusions de la vie, croyances hasardeuses, présupposés erronés.

Le chemin de vie, le fil rouge, qui survole et prend appui dans ce cadre de l’existence, toujours parfait, dont toute lecture est nécessaire.

La pêche

Merci à Matthieu Bussereau pour les images.

Merci à William Ravaleux pour les hameçons et le matériel de pêche.


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